Asgeir, In the Silence

jeudi 1 mai 2014



Asgeir, c’est doux, c’est frais, c’est plaisant. On se laisse aller à ses charmantes mélodies. Comme un souffle dans le cou, on frissonne, on ferme les paupières, on fait une pause et on ressent la musique… L’Islande est le berceau d’artistes atypiques aux univers forts tous plus beaux les uns que les autres (Sigur Ros, Björk...). Ils touchent forcément, il y a cette profondeur, cette poésie qui nous élève. Vous avez sûrement entendu le premier titre King and Cross à la fois étonnant et réjouissant par ses rythmes et cette gracieuse voix en écho. Pour plus de mélancolie, Going Home  vous  fera ce petit pincement au cœur que l’on aime ressentir quand nos sens sont en émoi. Prenez le temps de vivre ce moment, vous ne serez pas déçus.

J'ai découvert cet album il y a quelques mois mais il est toujours présent dans ma playlist du moment. Asgeir sera au festival We Love Green à la fin du mois… 

Ida, Pawel Pawlikowski

dimanche 6 avril 2014


Ida, je voulais voir ce film depuis longtemps, mais de fil en aiguille je n’y suis jamais arrivée jusqu’à ce soir pour une de ses dernières séances parisiennes.
Magnifique Ida.
Dur, juste, rare, beau, exceptionnel.

J’en suis encore toute retournée.

FIRST AID KIT

jeudi 26 décembre 2013


Mon premier cadeau de Noël fut un texto, oui un petite message de Clément m’envoyant le nom d’une de ces perles musicales qu’il est bon de partager.
Depuis la réception de cette missive, je ne cesse d’écouter FIRST AID KIT.
Un peu de folk, un peu de mélancolie, un peu de douceur, bande son parfaite de Noël.
Comme il est bon de se mettre au coin du feu et de se laisser bercer par les mélodies. 

Ce groupe suédois est une belle histoire, l’histoire de l’envol de deux sœurs, Johanna et Klara Söderberg, découvertes sur Youtube jouant un titre de Fleet Foxes dans la forêt
J’ai surtout écouté leur dernier album The Lion’s Roar dont je vous laisse découvrir et apprécier cet extrait...

Faites vous plaisir et allez faire une petit tour sur leur site officiel : PAR ICI

Je vous souhaite également mes Meilleurs Vœux !!!






Top Of The Lake

mercredi 27 novembre 2013


Mini-série produite et réalisée par Jane Campion.

J'aime l'univers de Jane Campion, alors quand j'ai su qu'elle réalisait une série, je m'y suis jetée dessus sans trop de crainte tant je fais confiance à son talent. 
Le mot qui me vient c’est « atmosphère »,  dès les premières minutes on est happé par l’ambiance de cette série. L’intrigue se passe au cœur de la Nouvelle-Zélande, là où les hommes sont finalement minuscules face à une nature majestueuse, qui nous éblouit à chaque plan. La beauté d'un lieu n'excluant pas la laideur de certains de ses hôtes...
Thriller bien ficelé, mené par une actrice formidable, Elisabeth Moss, déjà remarquable en jeune publicitaire dans Man Men. Jeune détective touchante, déterminée, à fleur de peau, qui nous donne envie de percer avec elle les arcanes de cette bourgade singulière, obscure et  mystérieuse.

Mention spéciale à une magnifique scène sous les airs de Bjork.






Changement de cap...

samedi 16 novembre 2013


Quelques fois dans la vie, rien ne fonctionne comme on l’avait espéré. On navigue vers un horizon qui nous semble proche, familier, un parcours tout tracé et approuvé. Puis un orage éclate, sans préméditation. Rien ne nous avait préparé à une telle débâcle, le spectacle nous laissant totalement déboussolée et sans repère. Pas d’itinéraire de substitution possible, le changement de cap est irrémédiable…

Eh bien, ma vie ressemble à ce périple ces temps-ci, un effondrement des certitudes, un détournement des objectifs et un bouleversement des limites…
Ces changements sont loin d’être négatifs, ils sont formateurs, m’apprennent la remise en question et secouent mes habitudes. Je me concentre sur l’essentiel et j’aime apprécier chaque moment, ne pas trop réfléchir au passé ni au futur, ne pas avoir trop de regrets, ne pas planifier et être pleinement dans le moment présent. 

Tout cela pour dire que je me suis un peu absentée mais que je compte bien être présente sur la toile encore longtemps puisque le monde qui m’entoure m’intéresse toujours autant, ma soif de culture n’étant toujours pas assouvie, et parce que j’aime par-dessus tout le partage et l’interaction.

Masters of Sex, de Michelle Ashford

mardi 15 octobre 2013



J’ai découvert, au détour d’un article de Pierre Langlais (spécialiste des séries chez Télérama) la série Masters of Sex.
Elle débute à peine aux Etats Unis, je n’ai pu visionner que deux épisodes, mais je suis déjà totalement conquise. J’attends les suivants avec impatience (un épisode d’environ une heure par semaine… L’attente est longue mais le plaisir n’est que plus grand).
Dans un décor à la Mad Men, l’action se déroule dans les années 50, nous suivons le grand gynécologue obstétricien William Masters et son assistante, Virginia Johnson dans leur quête pour comprendre les comportements sexuels de leurs pairs. Recherches scientifiques jugées scandaleuses dans une société encore conservatrice. Ils vont devoir braver les interdits pour mener à bien leurs explorations…
Les deux personnages principaux sont complexes, le scénario est intelligent, chaque épisode est riche et brillant, on ne se lasse pas d’appréhender chaque détail visuel de l’époque (mode, déco, mœurs…).  Les acteurs sont vraiment très bons et dès les premières minutes nous pénétrons dans l’univers très particulier de Masters of Sex.

Une série proche du cinéma, moins consommable qu'une série ordinaire mais plus réfléchie.


la vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche

jeudi 10 octobre 2013


C’est l‘histoire d’une rencontre, « LA » rencontre qui change une vie, une histoire d’amour bien sûr, de passion, de découverte, de soi, de l’autre.
Dès les premières images, le spectateur regarde Adèle de près, la caméra se place à quelques centimètres de son visage, si bien, que l’on distingue parfaitement ses expressions, on voit tout, on ressent tout avec elle. Son grain de peau n’aura plus de secret pour nous à la fin des trois heures de film. Et cela fonctionne, on se sent proche, on s’attache à elle au fil des minutes, elle nous touche. 
Léa Seydoux, Emma dans le film, est plus lointaine me semble t’il, second rôle fort mais distant, son personnage est abordé différemment, on l’observe seulement avec les yeux d’Adèle.  
Plus que l’homosexualité, ce film aborde plusieurs problématiques comme la vie de couple, la différence de milieu d’appartenance (une différence qui va malheureusement peser dans la balance défavorablement) et puis le chagrin d’amour, la perte, le vide.
On pourrait regretter que certaines scènes d’ébats amoureux soient trop longues, n’amenant finalement  rien de plus au propos. Le cinéaste a peut-être voulu insister sur la découverte des corps, le charnel, la jouissance dans toute sa splendeur.
Malgré les polémiques entendues ici ou là dans la presse, j’ai trouvé la caméra de ce réalisateur bienveillante, sublimant les deux actrices, sans artifice, toujours au plus près de la vérité. 

Cette histoire on y croit, on est dedans, du début à la fin. C’est beau, dur, cru, vrai, heureux, triste, intense, un film au sommet.





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