FIRST AID KIT

jeudi 26 décembre 2013


Mon premier cadeau de Noël fut un texto, oui un petite message de Clément m’envoyant le nom d’une de ces perles musicales qu’il est bon de partager.
Depuis la réception de cette missive, je ne cesse d’écouter FIRST AID KIT.
Un peu de folk, un peu de mélancolie, un peu de douceur, bande son parfaite de Noël.
Comme il est bon de se mettre au coin du feu et de se laisser bercer par les mélodies. 

Ce groupe suédois est une belle histoire, l’histoire de l’envol de deux sœurs, Johanna et Klara Söderberg, découvertes sur Youtube jouant un titre de Fleet Foxes dans la forêt
J’ai surtout écouté leur dernier album The Lion’s Roar dont je vous laisse découvrir et apprécier cet extrait...

Faites vous plaisir et allez faire une petit tour sur leur site officiel : PAR ICI

Je vous souhaite également mes Meilleurs Vœux !!!






Top Of The Lake

mercredi 27 novembre 2013


Mini-série produite et réalisée par Jane Campion.

J'aime l'univers de Jane Campion, alors quand j'ai su qu'elle réalisait une série, je m'y suis jetée dessus sans trop de crainte tant je fais confiance à son talent. 
Le mot qui me vient c’est « atmosphère »,  dès les premières minutes on est happé par l’ambiance de cette série. L’intrigue se passe au cœur de la Nouvelle-Zélande, là où les hommes sont finalement minuscules face à une nature majestueuse, qui nous éblouit à chaque plan. La beauté d'un lieu n'excluant pas la laideur de certains de ses hôtes...
Thriller bien ficelé, mené par une actrice formidable, Elisabeth Moss, déjà remarquable en jeune publicitaire dans Man Men. Jeune détective touchante, déterminée, à fleur de peau, qui nous donne envie de percer avec elle les arcanes de cette bourgade singulière, obscure et  mystérieuse.

Mention spéciale à une magnifique scène sous les airs de Bjork.






Changement de cap...

samedi 16 novembre 2013


Quelques fois dans la vie, rien ne fonctionne comme on l’avait espéré. On navigue vers un horizon qui nous semble proche, familier, un parcours tout tracé et approuvé. Puis un orage éclate, sans préméditation. Rien ne nous avait préparé à une telle débâcle, le spectacle nous laissant totalement déboussolée et sans repère. Pas d’itinéraire de substitution possible, le changement de cap est irrémédiable…

Eh bien, ma vie ressemble à ce périple ces temps-ci, un effondrement des certitudes, un détournement des objectifs et un bouleversement des limites…
Ces changements sont loin d’être négatifs, ils sont formateurs, m’apprennent la remise en question et secouent mes habitudes. Je me concentre sur l’essentiel et j’aime apprécier chaque moment, ne pas trop réfléchir au passé ni au futur, ne pas avoir trop de regrets, ne pas planifier et être pleinement dans le moment présent. 

Tout cela pour dire que je me suis un peu absentée mais que je compte bien être présente sur la toile encore longtemps puisque le monde qui m’entoure m’intéresse toujours autant, ma soif de culture n’étant toujours pas assouvie, et parce que j’aime par-dessus tout le partage et l’interaction.

Masters of Sex, de Michelle Ashford

mardi 15 octobre 2013



J’ai découvert, au détour d’un article de Pierre Langlais (spécialiste des séries chez Télérama) la série Masters of Sex.
Elle débute à peine aux Etats Unis, je n’ai pu visionner que deux épisodes, mais je suis déjà totalement conquise. J’attends les suivants avec impatience (un épisode d’environ une heure par semaine… L’attente est longue mais le plaisir n’est que plus grand).
Dans un décor à la Mad Men, l’action se déroule dans les années 50, nous suivons le grand gynécologue obstétricien William Masters et son assistante, Virginia Johnson dans leur quête pour comprendre les comportements sexuels de leurs pairs. Recherches scientifiques jugées scandaleuses dans une société encore conservatrice. Ils vont devoir braver les interdits pour mener à bien leurs explorations…
Les deux personnages principaux sont complexes, le scénario est intelligent, chaque épisode est riche et brillant, on ne se lasse pas d’appréhender chaque détail visuel de l’époque (mode, déco, mœurs…).  Les acteurs sont vraiment très bons et dès les premières minutes nous pénétrons dans l’univers très particulier de Masters of Sex.

Une série proche du cinéma, moins consommable qu'une série ordinaire mais plus réfléchie.


la vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche

jeudi 10 octobre 2013


C’est l‘histoire d’une rencontre, « LA » rencontre qui change une vie, une histoire d’amour bien sûr, de passion, de découverte, de soi, de l’autre.
Dès les premières images, le spectateur regarde Adèle de près, la caméra se place à quelques centimètres de son visage, si bien, que l’on distingue parfaitement ses expressions, on voit tout, on ressent tout avec elle. Son grain de peau n’aura plus de secret pour nous à la fin des trois heures de film. Et cela fonctionne, on se sent proche, on s’attache à elle au fil des minutes, elle nous touche. 
Léa Seydoux, Emma dans le film, est plus lointaine me semble t’il, second rôle fort mais distant, son personnage est abordé différemment, on l’observe seulement avec les yeux d’Adèle.  
Plus que l’homosexualité, ce film aborde plusieurs problématiques comme la vie de couple, la différence de milieu d’appartenance (une différence qui va malheureusement peser dans la balance défavorablement) et puis le chagrin d’amour, la perte, le vide.
On pourrait regretter que certaines scènes d’ébats amoureux soient trop longues, n’amenant finalement  rien de plus au propos. Le cinéaste a peut-être voulu insister sur la découverte des corps, le charnel, la jouissance dans toute sa splendeur.
Malgré les polémiques entendues ici ou là dans la presse, j’ai trouvé la caméra de ce réalisateur bienveillante, sublimant les deux actrices, sans artifice, toujours au plus près de la vérité. 

Cette histoire on y croit, on est dedans, du début à la fin. C’est beau, dur, cru, vrai, heureux, triste, intense, un film au sommet.





Tour Paris 13

mardi 8 octobre 2013

#tourparis13


Vous avez sans doute entendu parlé de ce majestueux, éphémère et exceptionnel projet de street art en plein coeur de Paris.
Pas besoin de grands discours la video de présentation vous donnera sans aucun doute envie de le découvrir.




Le point négatif sera sans conteste la file d'attente interminable provoquée par le nombre limité de personnes autorisées à y pénétrer simultanément... Mais avec de la patience ce désagrément se transformera finalement en avantage, car lors de la visite on navigue quasiment seul à travers les pièces pouvant ainsi jouer avec l'espace et la distance afin de bien percevoir ce que l'artiste a voulu nous montrer sans être gêné comme dans une exposition ordinaire par la horde de personnes qui ont eu la même idée que vous. De ce fait, je me suis sentie très libre, en arpentant les neuf étages. J'ai eu beaucoup de chance de pénétrer dans ces pièces transformées en oeuvre d'art racontant chacune un univers, une histoire. La grande force de ce projet est son caractère éphémère, on sait pertinemment que tout cela va disparaître dans un mois, alors, on prend le temps de regarder, d'apprécier, de ressentir car on veut que ça reste gravé longtemps...
Cet article c'est aussi pour continuer à faire vivre ces oeuvres qui m'ont fascinée. 
J'espère que vous apprécierez.  




Bilan de la semaine S01

vendredi 27 septembre 2013

Nouvelle rubrique, un peu de moi, de mes inspirations, de mes découvertes, coups de coeur de la semaine. 


Le temps de l'aventure, de Jérôme Bonnell



Et si, le temps d’une journée, nous mettions notre quotidien entre parenthèses, pour vivre le moment présent, accepter ce qui s’offre à nous, comme un cadeau, sans se poser trop de questions, avec comme seul guide notre instinct.

Alix prend le train de Calais à Paris et croise le regard d’un étranger, de cet instant troublant découlera une journée d’errance parisienne, un peu folle, insensée, libre et belle. C’est sa rareté, son caractère éphémère, qui la rendra mémorable et précieuse.

Très belle histoire de rencontre, deux acteurs extraordinaires, un moment de beauté, une journée que l’on aimerait ne pas voir se terminer… 

Bodysurf, par Grégory Jacques.

lundi 16 septembre 2013



En cette rentrée 2013, je remercie Charlotte de me prêter sa plume et son réseau pour vous faire part d’une passion qui me hante depuis mon plus jeune âge : l’océan.

Seignosse

Ayant passé la plupart de mes vacances sur la côte landaise, plus particulièrement à Seignosse, je n’ai eu de cesse de passer le plus clair de mon temps au milieu de ses rouleaux redoutables formés par ses bancs de sable si particuliers. Les Estagnots, c’est chez moi ! Et s’il y a une dizaine d'années cette plage n’était pas encore bien connue, aujourd’hui elle est le rendez-vous d’une multitude de surfeurs et est réputée mondialement. Elle fait partie de l’une des dix étapes du championnat du monde de surf. Elle fait donc partie du top 10 des meilleures vagues du monde. Jolie !! J'ai beaucoup de chance d’avoir pu grandir auprès de cette plage que je retrouvais chaque vacances et c’est avec beaucoup de respect que je reviens rendre visite religieusement à mon sanctuaire...

Au commencement...

Des débuts difficiles nous ont réunis et je dois avouer que mes premiers pas dans ces eaux ne furent pas de tout repos, tantôt tétanisé par la peur des impressionnantes vagues et des discrètes et puissantes baïnes, tantôt euphorique à la vue d’un drapeau vert qui, enfant, signifiait patauger, jouer et nager en toute sécurité.  
En grandissant, les choses évoluèrent et les vagues, ennemis redoutables devinrent peu à peu des alliées. C’est  à ce moment-là et en regardant mon père, que j’ai pu commencer à maitriser ces éléments, à comprendre leur fonctionnement et à prendre un plaisir fou dans ces vagues. 
Comment ? Le bodysurf !
Je ne peux que le remercier de m’avoir enseigné l’art de prendre une vague ! Peu connu et surtout réduit à l’état de spectateur par son descendant le surf, le bodysurf est la plus pure façon de glisser sur une vague avec un seul élément nécessaire pour sa pratique : son corps. Autant vous dire qu’il est à l’origine de toute glisse sur une vague !
Comment ça marche ?
Pour ce faire, rien de plus simple, il suffit de nager au moment où la vague se brise et celle-ci vous emmène tout à coup dans un voyage à couper le souffle. La sensation ressentie en devient presque indescriptible : ressentir la vitesse sur la vague, l’eau d’origine si fluide et ruisselante durcir comme du béton, la sensation de vitesse qui parcours tout son être et le plaisir de liberté transcendent.

La fameuse session matinale !

Ces moments de plaisir sont encore décuplés par le contexte naturel. Car les surfeurs le savent bien, la session parfaite se mérite et les efforts consentis ne sont pas à la portée du lève-tard. 6h30, le réveil sonne. Les préparatifs commencent. Penser à la combi, attraper ses palmes, prendre quelques forces, et nous voilà partis pour la fameuse session du matin, celle où la mer est dans son plus simple appareil, belle, avec peu de vent ou un bon vent de terre. On arrive sur la plage comme les premiers rayons de soleil venant  peu à peu illuminer nos empreintes fraiches sur le sable immaculé. Puis le moment vient, charnière, celui de choisir son spot, son “bol”, bref la vague qui nous procurera les sensations désirées.
J’y vais, je n’y vais pas...
Au début la joie nous envahit de voir ces magnifiques vagues se courber, dérouler, et s’écraser sur la plage. Mais lorsque la houle dépasse le mètre 50, les choses se compliquent et ce n’est que dans l’eau, au moment d’affronter ces majestueux murs d’eau que la peur commence à faire son apparition. Le premier canard (moment où l’on passe sous la vague) est crucial, c’est lui qui va nous éclairer sur la dangerosité du jour. Et il arrive souvent que l'on se retrouve déstabilisé. Un canard pas assez profond et là c’est dur !  Retourné par sa force, balayé par sa puissance, maintenu sous l’eau pendant plusieurs secondes (qui nous paraissent une éternité), on revient à la surface avec cet étrange sentiment d’hésitation qui survient. Surtout que la vague suivante arrive très vite... Dois-je continuer ou rebrousser chemin ? Il faut avouer que si je n’avais pas mes amis à mes côtés  pour m’épauler j’aurais plus souvent passé mon temps à bronzer qu’à surfer. Donc, on insiste, on prend son courage à deux mains et on affronte cette puissance brute. Et à force d’abnégation on trouve le bon moment pour passer cette barre, immense pour nous. Une fois fait, ouf ! Ca y est, la tranquillité reprend, on récupère quelques secondes au large avant de débuter les festivités !!!

Egoïsme ?!

La session bat son plein, des droites, des gauches, des tubes, quelques vrilles et déjà le plaisir est à son comble ! Pendant une, deux ou trois heures, on ne cesse de recommencer, ce va et vient incessant entre la mort d’une vague et sa naissance, en voyant celle-ci ressusciter à l’infini.
Comme tout sport individuel, le plaisir que l’on prend est souvent solitaire et on ne peut penser qu’à soi lorsqu’on décide d’aller à l’eau et de choisir sa vague. Ayant pratiqué beaucoup de sport d’équipe, je me suis souvent senti désœuvré et frustré de ne pas retrouver des sentiments de cohésion et de partage. Mais finalement, lorsque je suis dans l’eau, avec mes amis, voir les sourires de chacun après une belle vague, partager les peurs précédemment énoncées, les affronter ensemble, profiter de cette nature qui nous entoure et se remémorer les sessions passées font toute la magie de la glisse.


Je vous conseille cet article du français Fred David, champion du monde de bodysurf.


Teaser du Quiksilver Pro France 2013




If You Wait, London Grammar

jeudi 12 septembre 2013




Après If You Leave de Daughter, il y a If You Wait de London Grammar. C’est d’ailleurs un ami qui m’a conseillé d'écouter la musique de ce groupe en me dévoilant des similitudes avec le remarquable album de Daughter. Après vous avoir défendu l'album du printemps, je vous recommande aujourd'hui celui de la fin de l'été, voire de l'automne... J’ai commencé par écouter le titre Wasting My Young Years qui m’a, dès la première écoute, donné des frissons. La voix vous transporte, vous prend par la main et invite à en découvrir davantage.
Leur univers est doux, une bande son de fin de journée, que l’on déguste tranquillement, allongé sur son canapé, un verre de vin à la main, en fermant les yeux et en se laissant aller aux notes, aux différents rythmes et à la délicatesse de la voix.

Je vous laisse apprécier…





Si vous voulez voir ou revoir leur prestation en live, au Grand Journal, le 16/09/13 C'est par ici... <3

Ombline, de Stéphane Cazes.

mercredi 11 septembre 2013



Un peu après la bataille (je ne l’avais pas remarqué à sa sortie au cinéma), grâce à un article dans Télérama, j’ai regardé hier soir le magnifique film de Stéphane Cazes, Ombline.
En prison, une jeune femme donne naissance à un petit garçon et a la possibilité de le garder avec elle 18 mois. Elle se battra ensuite, malgré les nombreux obstacles, pour pouvoir conserver son droit de visite.
Mélanie Thierry est juste dans son interprétation, abrupte, à fleur de peau, si touchante.
Ce film est très humain, positif, il fait du bien. Je dois dire que ça faisait très longtemps que je n’avais pas ressenti ce panel de sentiments au cinéma. 
Il m’a touchée en plein cœur. 

Trouver son "identité" vestimentaire

mardi 10 septembre 2013


Le vêtement est devenu pour moi une recherche artistique. Au fil des années, mes goûts vestimentaires ont véritablement changé. Après la boulimie des premiers mois de salaire et le besoin de tout tester, je me suis peu à peu assagie et ma garde-robe me remercie. Plus exigeante, je privilégie une belle pièce à la multiplication d’achats compulsifs. Aujourd’hui, je me sens plus femme, passée la barre des 25 ans oblige. Plus classique moins extravagante qu’auparavant, j’ai besoin, envie, d’être élégante, de porter de beaux tissus, de belles matières. Je n’ai pas pour autant des goûts de luxe, car ce changement d’état d’esprit, d’identité vestimentaire, n’a pas été encouragé par une augmentation de mon niveau de vie… Je recycle ainsi mes anciennes acquisitions et les accompagne de nouvelles pièces plus précieuses.  J’ai du coup moins le choix mais je suis davantage en adéquation avec mes nouvelles aspirations, je me sens mieux, plus sereine, à l’aise.
Deux marques me charment à chaque nouvelle collection. L’enseigne, magasin COS qui me surprend, me ravit à chaque visite. Je suis conquise par leurs matières et que dire de leurs robes…
Et puis il y a SEZANE, site de vente en ligne éphémère, que je suis avec intérêt depuis le début de sa création (à l’époque appelé LES COMPOSANTES). Même chose que COS, toutes les nouvelles collections sont sublimes et répondent parfaitement à ce que j’ai envie aujourd’hui.
Ces deux marques reflètent une certain vision de la femme libre, s’inspirent du passé, de ses figures emblématiques, tout en allant vers l’avenir, avec les inconditionnels classiques comme les chemises que j’aime tant,  les cols, (plastrons chez COS) etc. et des créations plus avant-gardistes.  
Je m’étonne, d’être émerveillée par une blouse, une robe, une étole, un tissu, un détail. Je trouve ces deux marques très intelligentes et pour le moment je leur fais entièrement confiance…

"Jeune & jolie" de François Ozon

mardi 27 août 2013

Jeune & jolie est filmé avec finesse, intelligence et délicatesse. Son sujet peut dérouter voire décourager au premier abord. Mais plus que la prostitution, le propos se concentre sur le mystère de l’adolescence, les chemins que l’on emprunte, les choix que l’on fait au cours de cette période charnière et transitoire. Son héroïne est sublime, magnifiquement interprétée par Marine Vacth et si justement scrutée par la caméra de François Ozon. Il lui donne une très grande intensité. On ne la comprend pas, mais on ne la juge pas non plus. On l’accompagne. Sa famille, ses amis, ses clients, son psy etc. Plusieurs passages me restent en tête, la soirée avec ses amis où elle flotte comme absente, ses retours en métro, et la scène finale... Les personnages secondaires sont brillants. Un film d’une parfaite maitrise du début à la fin et surtout d’une grande beauté. 

Tout s'est bien passé, Emmanuèle Bernheim.

vendredi 16 août 2013


J’aime la littérature française. On me demande souvent pourquoi… Les auteurs français s’apitoient sur leur sort, se regardent le nombril etc. etc. Eh bien, j’adore les nombrils. Je suis extrêmement curieuse, les moindres détails m’intéressent. Apprendre à connaitre des personnages, leur quotidien à travers leurs émotions m’inspire. Ce sont les livres les plus contemplatifs qui me plaisent et me touchent le plus finalement.
La semaine dernière, j’ai passé quelques jours à la plage. J’avais peur de m’ennuyer sur le sable chaud, l’eau n’étant pas vraiment mon élément. J’ai donc embarqué dans mes valises « Tout s’est bien passé » d’Emmanuèle Bernheim. J’étais bien dès les premières pages avec ce roman. L’auteur nous raconte dans un style épuré, sans fioriture, le terrible dernier souhait de son père. Il lui demande de « l’aider à en finir… » après un AVC qui l’a beaucoup diminué.  Pas d’inquiétude, nous ne sommes pas dans le mélo, ce livre n’est pas triste, il est fort. J’ai particulièrement aimé l’amour que dépeint l’auteur pour sa sœur, Pascale, qui l’épaule dans cette épreuve. Elle lui dédie d’ailleurs le roman. Une histoire de famille non conventionnelle qui vaut le détour.
La Grande Librairie

Frances Ha...

samedi 20 juillet 2013


Ce n'était pas prévu mais cette semaine, j’ai passé 24h à Paris, seule, libre et ravie.
J’ai, bien sûr, croisé des amis entre deux métros, j’ai squatté leur pause déjeuner, échangé quelques nouvelles et beaucoup ri en leur compagnie.
Au détour de deux rendez-vous furtifs, je suis allée au cinéma, comme ça, par hasard. En général, je préfère partager une toile mais jour de semaine oblige j’ai bouleversé mes habitudes et me suis confortablement installée sur deux fauteuils jumeaux, comme allongée sur mon canapé, peu importunée par les autres spectateurs puisque nous étions seulement trois, cet après-midi là, à avoir eu la même idée...
J’ai adoré cette ambiance d’anonymat, de silence, de communion avec le septième art…
Et puis ce film, Frances Ha de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, que dire… Il était parfait, idéal justement pour cette journée. Il y a des jours où on ne sait pas pourquoi mais on fait les bons choix.
J'ai donc suivi les pérégrinations de Frances, newyorkaise de 27 ans, un peu perdue, cherchant son chemin, sorte de transition entre le monde étudiant et le monde adulte. Son personnage est captivant, je me suis plusieurs fois retrouvée dans ses galères ou ses interrogations… 


Le film est en noir et blanc, ce qui lui donne un côté "Nouvelle Vague", bien qu'il soit très actuel. Il nous livre un panorama d’une génération, la mienne, la vôtre ? La peur du vide, sans cesse, l’angoisse du futur, d’un avenir quelque peu bancal… On oscille entre soif de liberté et besoin de stabilité, une génération faite de paradoxes. Un film magnifique, vraiment hors du commun, à voir et surtout à revoir. 

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